vendredi 27 décembre 2013

MINUTE DE SILENCE




     
Pousser le son des mots dans le silence.
L'oral s'étrangle et la voix se mutile.
Quand le bruit avorte son impertinence,
Pour faire une minute, de parole stérile.

L'instant, va se jeter dans la mémoire.
Fertiles secondes, à penser tout bas,
Où l'expression a perdu son pouvoir,
Pour une minute, où l'on ne parle pas.

Sans écho, ni trémolo de murmure,
L'émotion vive, à sa façon de se taire.
Quand le vocal retenu en capture,
Va, la minute, surseoir le vocabulaire.

Retenir de langage et ne plus rien dire,
Le verbe va, s'insinuer sur la raison.
Et le sujet feutré, ira se recueillir.
Dans la minute, muette de conjugaison.

 Sur quelques secondes, incliner la voix. 
 En peu de temps et tant d'absences.
 Puiser la pensée et le souvenir à la fois,
 Pour symboliser, une minute de silence.


                                           M  PIERRON


Copyright © M. Pierron 


vendredi 20 décembre 2013

INCENDIE SENSUEL









Ô fragile beauté, j'use à la diviniser.
Mon âme couve sa sublime jeunesse.
Et mon regard subjugué va se faufiler.
Sous son charme en suprême caresse.

La jambe faste, à ma vue qui l'a touche.
De ses formes, en maintes rebellions.
Quand le désir, se pose sur ma bouche,
Excelle sur sa lèvre, la douce tentation.

Volupté somptueuse, de geste et d'allure.
Elle vante ses plis enveloppés de vertus.
Le fruit de l'arrogance dévêt sa nature.
Au plaisir de son cœur mis à nu.

Elle est belle et sous sa tignasse rousse.
Un piquant parfum, m'enivre de joie.
Parce que son silence, m'éclabousse,
De sa tendresse et son amour à la fois.

Festin de bienfaits, son jeu féminin
Vient se coucher dans l'infinie douceur
De mes draps de soie blancs satin,
Dans ma nuit, serrée contre mon coeur.

J'aime, l'azur bleu ciel, sous sa paupière.
Si sa bouche m'observe et me demande,
Sa lèvre, me cherche et s'offre tout entière,
A mes désirs et mes folies gourmandes.


                                                    M PIERRON


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vendredi 13 décembre 2013

L'ÏLE DE LA REUNION







Dans l'eau sous les cieux, un îlot de terre.
Jardin de fleurs, né sur la vague de l'océan.
Telle, une oasis, étendue au milieu d'un désert, 
Dans l'horizon fluide, de l'empire flottant.

Une île, s'étire dans l'immensité bleue.
Sa beauté trésaille, flagellée de douceur.
Et les vapeurs océaniques, d'être sous le feu,
D'un câlin zéphyr, capricieux et charmeur.

Son front haut rivage se lève, orgueilleux. 
Où le flot meurt libre, sur le sable fin, 
Laissant l'emprunte, de son flux écumeux, 
Dans le repli limpide, aux effets cristallins.

La nature se faufile et s'offre, hospitalière.
Chaque fleur, naissante embellie les aurores.
Comme un paradis, éclaboussé de lumière,
Les jours se gavent, aux bienfaits de la flore.

Terre de volcan des senteurs de tropiques.
Souffle de cendre, sur des braises en fusions.
Le piton épanche, le long de ses flancs obliques.
Son crachat de plasma, d'une lave en éruption.

Un joyau terrestre, inondé sous l'azur. 
Avec des gens, les cœurs envahis de soleil.
Qu'un métissage, harmonisant leurs cultures,
Faisant unique, une île ensemencée de merveilles.


                                                               M PIERRON

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mercredi 4 décembre 2013

L’ÉPAVE ÉCHOUÉE

 


 Il n'importe peu l'épave endormie.
En la grève s'appuyant sur son flanc.  
Rongée d'abandon, l'âme engourdie, 
A enliser sa quille dans le sable blanc.

 Planté, dans les tessons de la solitude,
 Le temps s'est engouffré plus amer.
 Accablant, ses années de vicissitudes,
 Sur l'étrave délaissée par la mer.

 Ce grand mât jadis, gonflé de noblesse,
 Roulant les eaux, apprivoisant les climats,
 A laissé glisser sur l'océan sa jeunesse.
 Bercé par les flots, dans l'épais frimas.

 Loin des mondes à finir son aventure,
 En naufrage exilé sur un rivage stérile,
 Que le supplice des ans banni l'ossature,
 Et dans la voile lacérée, le vent s'enfile.

 L'armature avachie se heurte aux saisons.
 Une péninsule désespérée nue d'existence,
 Sans cri lointain, dans un unique horizon,
 Le martyre souffre sa vie au bruit du silence.

 Le vétuste pavois en sa dernière demeure,
 Sur un sable que l'eau vient lécher parfois,
 Quand le soleil furieux engloutira les heures,
 Cesseront les soupirs de ses haubans et ses bois.


                                                M  PIERRON

                               










                                  



samedi 23 novembre 2013

LUCIE





Elle exprimait en secret, sous sa jupe blanche,
La pudeur ingénieuse, de ses fiers contours.
Enroulant d'insolence, le jeu de sa hanche,
Le flanc chaud, de désir d'appel en amour.

En ce temps-là, Lucie me versait ses yeux.
J'usais ma joie fidèle, à suivre ses jupons.
Nous avortions, des heures sous les cieux,
A brûler nos envies et vivre nos émotions.

Ainsi, nous, allions par les chemins verts,
Le pas élancé, l'extase à nos fronts rustiques,
Cueillir en douceur, nos fugaces chimères,
Prenant appui, sur nos pensées idylliques.

Complice, l'espoir chevauchait le bonheur.
J'aurais arrêté le temps bien précisément,,  
Quand Lucie, chaud dans mon cœur,
Versait, l'intégralité de ses sentiments.

En ces heures choisit, à l'orée des taillis,
Nous étions seuls, à l'abri du passage.
Lucie, éclaboussait ses formes resplendis,
M'offrant sublime, le nu sous son corsage.

J'aurais hurlé, afin que ne cesse le festin
Et que ne s'éteigne, ce morceau de jour,
Quand ma lèvre, avide respirait son sein,
Se gavant de chaleur, sur sa peau de velours.

Lucie était heureuse, je l'étais avec elle.
La saveur de sa bouche, je l'avais cueilli
Et notre plaisir, coulait en illusions nouvelles.
Mais nos pas dans le temps ne se sont pas suivis.


                                      M PIERRON
      

jeudi 14 novembre 2013

LA TIMIDITE



                                       
La pensée captive d'un esprit en recul,
Va, sous un rêve camoufler le désir.
Derrière un regard le silence ridicule
Ira se cacher dans le secret du plaisir.

Les mots se taisent étouffés d'émoi. 
L'intention s'efface le geste n'ose pas.
Au balbutiement d'un soupçon de voix
La timidité excelle en vierge débat.

Les yeux n'osent pas, affolés de voir.
Lorsque la modestie masque le visage
Comme s'effacer au jeu d'un miroir
Moins paraître en dissimulant son image.

Le teint rougit et la lèvre troublée.
Au charme d'une beauté hésitante
Quand l'envie croît est dissimulée
Jusqu'à rester muette et distante.

Feinte d'audace pour vaincre la peur.
Pousser hors de l'intime conscience
Le complexe qui se révèle inférieur.
Que s'esquive le trouble à la pééminence. 


                           M PIERRON



 Copyright © M. Pierron 






                                              

mardi 5 novembre 2013

LIBRE DE LIBERTE

 

                                                           

Que l'espace est grand infini sous l'azur 
Quand l'esprit s'évade seul sur l'horizon. 
Le talon franc d'aller de pas et d'allure 
Va, l'âme sans contrainte vivre sa passion.

 L'intervalle s'écroule et le désir s'enfuit.
 Quand l'instant restreint se libère soudain
 Et que l'idéal abroge les droits interdits.
 Etre libre des pieds et des mains.

 Hurler sa préférence en criant son choix 
 Et faire d'un départ un aller et retour
 Quand la pensée s'exprime à haute voix.
 La liberté est un voyage de nuit ou de jour.

                               M PIERRON

                                        


                             



                                    

samedi 2 novembre 2013

LE JOUR DE LA TOUSSAINT



Novembre humide le long du mur de pierre.
Ce lieu de silence parmi les stèles et les croix.
Je vais le pas recueilli sur l'allée du cimetière.
Où nous marchions bien souvent autrefois.

L'âme torturée les bras remplis de fleurs
Humble, je viens dans l'infini de ton repos.
Déposer sur le marbre en brin de douceur
Des chrysanthèmes et une bruyère en pot.

La pensée engloutie dans les souvenirs
Je me rapproche prés de toi maintenant.
Et même si le vide m'a volé ton sourire
Je garde en moi les sentiments d'avant.

Jamais, de ce qui fut nous rien ne revivra
Mais tu es là, tu restes l'ombre de ma vie.
Tu es mon guide le pas de mon pas.
La douce blessure qui me déchire aussi.

Je m'éloigne dans l’œil le chagrin amer. 
Les bras vides, je t'ai apporté des fleurs.
Ma solitude referme le grand portail de fer
Sur l'espace de ta dernière demeure.


                                    M PIERRON



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dimanche 27 octobre 2013

LE VERGER





Le jour s'appuyait, sur un éclat de lumière.
Et l'aube, gavée du caprice matinal,
Soupirait, dans les bouffées printanières,
Son crachin de douceur sur le végétal.

Le pas pris dans cet excés de nature 
Foulant le verger et son herbe froissée
Dans la douceur florale sous l'azur 
Mon souffle expirait le long de l'allée.

Au bout du chemin un portail chancelant
S'ouvrait humble sur un bouquet de fleurs
Gracieux, un arbuste et un lierre grimpant
S'inclinaient, faisant mon entrée d'honneur.

L'iris excellait en la margelle du jardin.
Le glaïeul blanc et ses bords vermillon
Semblait épouser l'arôme du jasmin
Dans un panache de fleurs et de boutons.

Le jargon d'un mainate brisait le silence.
Et son gazouillis subjuguait les lieux.
Tel, un privilège d'une joie sa cadence
Animait le courtil de son élan mélodieux.

Aux premiers plis colorés du levant
L'âme autant ravi dans le berceau fleuri
Comme il était doux cet effluve troublant
Épicé de fleurs et sucré de fruits mûris.

                            M PIERRON




                                        

jeudi 17 octobre 2013

AUDACE DES SENS


Elle l'embrasse d'un regard impertinent,
Laissant son instinct, s'empiffrer de désir
Et le baiser doux, sur sa lèvre qu'elle tend,
Jette en sa pensée, la chaleur d'un plaisir.

L'agonie du jour, obscurcit son visage.
Dans un mansardé, une table et un lit.
L'audacieuse échoue, en demi-effeuillage,
Offrant les courbes, de son corps en délit.

Ravie et cambrée, au bord de la couche.
Espérant, que la chaude main forte
Use sa bonté, que ses doigts la touchent,
En jeu folâtre, que la fébrilité l'emporte.

Le breuvage, de ces suprêmes intentions,
Sublimant la volupté, de sa cuisse fuyante,
Afin, que flambant l'amour, glisse son giron
Et que son festin, soit de caresses, délirantes.

Dans ce labyrinthe, unit de tendres vertus,
 La fragilité, de son pâle sein frémissant,
Hurle de désir, en pointes dures et tendues,
Sous une langue folle, aux effets butinant.

Éclose, telle une âme dévêtue et captive,
L'orage chaud tance, à sa douce nudité,
Renversant l'envie du délire, qui salive
Sur les heurts, de l'extase déjà écoulés.

La beauté indolente, s'assied sur son rêve,
Gavée de caresses et de frissons aussi, 
L'émoi habille le silence, qui se lève,
La paupière mi-close et l’œil dans l'infini.


                                               M PIERRON

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samedi 12 octobre 2013

L'AVENTURIER



Tel, un voyage sur les flots, qu'il accomplit
La mature hissée, la voile goinfrée de vent,
Chahuté de remous, mais libre sur l'infini,
Il bat l'eau en écume et ses reflets d'argent.

Solitaire mille lieux en ce désert absolu,
Il vogue sur le silence en nœud et d'allure.
L'étrave glorifiant et la vague déchue,
Flagelle la nef, influencée d'aventure.

Majestueux, osant les flux océaniques,
Il conquiert sous l'azur l'empire d'eau.
Quand la rancune, en lames euphoriques,
Noie de tyrannie, le bastingage du vaisseau.

Le souffle du vent, est le lien qui le guide.
Tel, un nageur, brassant la fluidité de l'océan,
Il s'empare, les bras ouverts, la quille avide.
De ces instants, qui l'emportent vers l'avant.


                                M PIERRON

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samedi 21 septembre 2013

SEPTEMBRE

                                



Septembre sublime l'air, est plus froid.
L'azur bas agonise dans son ciel de traîne.
Et la feuille froissée déshabille le bois
Quand l'âpre vent titube jusque sur la plaine.

Dans ses derniers sursauts la nature expire.
Je vais delà sur les sentiers d'un pas curieux.
Écouter l'adieu de l'été qui se retire
Taisant son murmure de sons mélodieux.

L'aube rose aux couleurs d'automne
Crache son haleine de vives froidures.
Je marche dans le frimas monotone.
Aux premiers frissons endeuillant la nature.

Le silence mon guide, je parle avec lui
Parmi les chênes et leur tignasse rousse
La forêt m'invite à son festin sans bruit.
Et la feuille-morte tombe sur la mousse.

Le soleil faible incline son pâle rayon.
Et le jour frileux se replie dans l'obscurité.
L'ombre sur le soir avachi l'horizon.
En robe de brume, l'automne est arrivé.

                                           M PIERRON

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samedi 14 septembre 2013

LE SAINT LIEU





J'ai pénétré dans le silence d'une église.  
Franchis le porche dressé sous la voussure.                         
Un perron et deux dalles de pierre grise, 
Surmonte le parvis de l'architecture.                                     
                                      
 Passant la lourde porte en chêne grinçante
 La pénombre sur les hauts murs de pierres
 Dessinait, indicibles, les ombres imposantes, 
 Par de faux éclairés affaiblis de lumière.

 Le visage épris d'une fraîche halenée,
 J'osai, le pas résonnant le pavé creux.
 Allant de la nef jusqu'à la grande allée
 Un deuil d'encens glorifiait le saint lieu.

 La rose du vitrail central épanouie de jour
 Honorait, ses émaux de lumières divines
 Et ses doux reflets s'enroulaient autour.
 Des colonnes et des cryptes latines.

 Chaque espace a son siècle d'histoire.
 Recelant d'énigmes secrètes antiques,
 Je m'arrêtai face à l'autel de marbre noir.
 Le genou incliné et l'âme pragmatique.

                                   M PIERRON






mercredi 4 septembre 2013

UN SOIR SUR LA DUNE




Le soir s'avançait sous un ciel de cendre.
Un zéphyr agglutiné de mélancolie,
Crachotait en haleine de vapeur tendre
L'embrun iodé sur l'écharpe de la nuit.

Le soleil couchant, emmitouflé d'ombre
Éclipsait, ravit sa clarté sous l'horizon.
Fissurant les cieux d'une lueur sombre
Dans l'éclat de ses derniers aiguillons.

Le jour s'évaporait et l'obscure épaisseur.  
Brouillait l'azur jusqu'à le tacher de noir.
Le nocturne ravissait sa fraîche moiteur.
Son postillon sur ma peau venant choir.
                                   
Dans la nuit convulsive montait la mer
Son soupir fuyait son reflux échoué.
Sur ma lèvre un soupçon léger et amer
Exalait son effluence douce et salé.

Allongé, sur le sable en la dune solitaire
Le songe bercé par le bruit du rivage
J'écoutais le remous son écho dans l'air.
La houle giflant le récif en son naufrage.

Sous ce compromis, dilué de lumière
L'écume frémissait de ses flots infinis.
La vague mourante sur le bord de la terre   
M'offrant l'orgueil de ses incessants replis.

                              M PIERRON   

Copyright © M. Pierron









                             


jeudi 8 août 2013

LA VOIX DE L'AME








 Elle ferme son regard, laissant épanouir,
 Au miroir de l'âme, un éclat de conscience
 Et le lambeau de songes, rompu de désirs,
 Gifle l'illusion, d'une douce effervescence.

Balancé, sur les mots invisibles, de la pensée,
L'espoir glorifie, jusqu'au fond de la nuit
Et les sentiments absolus, sont jetés
Dans les rêves chauds, a moitié endormis.

A se laisser dormir, dans l'épaisse solitude,
Le bain de ténèbres, que l'esprit caresse,
Va de silence, éclabousser de vicissitude,
Les préjugés sourds, fustigés de détresse.

Les tourments agités, hurlent de raison.
Et l'angoisse; va; jusque dans la mémoire;
S'immiscer, pour substituer l'émotion,
Laissant en sanglots, le sentiment choir.

Au milieu de l'espoir, la pensée s'enfuit
Et la conscience, anxieuse, s'exclame,
Bousculant, dans la profondeur de l'esprit,
Les cris en appels, par la voix de l'âme.


                       M PIERRON




jeudi 1 août 2013

LA MAISON ABANDONNEE





Des volets mi-clos et ses murs de pierre,
La masure vétuste est fissurée de silence.
La muraille essoufflée envahie par le lierre,
S'étouffe de solitude se meurt d'indifférence.

Son visage quelques fenêtres, jadis si jolies,
Respirait le charme d'une noble demeure,
Et sa porte cochère sous le balcon fleuri,
S'ouvrait ne laissant s'échapper, le bonheur.

Sous ses pans avachis, outragés par les ans,
Elle a d'antan connu des éclats de joie.
En soirées d'hiver ou soleils couchants,
Mais jamais la chaleur ne quittait son toit.

 L'aube du passé en bruit d'eau sa rengaine,
 Offrait folâtre en chapelets de clapotis,
 D'un filet chutant le chant d'une fontaine,
 Qui s'est tu, d'être resté si loin dans l'oubli.

Effacée, à l'issue d'un chemin forestier,
Elle apparaît libre derrière des buissons.
Au milieu d'un parc emparé de ronciers,
Sa charpente souffre d'un cruel abandon.

Un portail austère, oxydé, crisse son fer.
Quand on l'ouvre si longtemps fermé
 Et d'être le gardien de ce lopin de terre,
Qui fut autrefois jardin fleuri et parfumé.

Oblique allée de grands aulnes en bordure,
Leurs feuilles fripées sèches sur le caillou sale,
Dissimulent un pavé prisonnier de verdure.
Aboutissant sur un parvis de granite pâle.

La porte close repose sur ses gonds engourdis.
Et la solitude a bloqué les charnières.
Immobile et condamnée à garder aujourd'hui,
Les souvenirs illustres d'un passé d'hier.


                           M PIERRON









                           

mardi 23 juillet 2013

LE JOUR D'UNE FEMME




Elle aimait ces matins, embrassés de soleil.
Quand les lambeaux, sombres de la nuit,
Évaporaient, leur traîne sur l'aube en éveil.
Elle flânait le rêve chevauché de nostalgie.

Elle usait le temps, sur le reflet du miroir.
Le visage écrasé sous un cheveu bien fait
Exclamait, du regard le plaisir de se voir,
Au renvoi du profil, la psyché excellait.

Elle savait susurrer les mots, crier les sons.
Et ses lèvres, triomphantes de murmures,
Faisait, d'un refrain l'essentiel de sa chanson.
Elle chantait à voix basse en demi-mesure.

Elle appréciait le goût, cette douce solitude.
Ces instants ravis, amplifiés de vertus.
Harmonisant la joie au gré de son attitude
Que son quotidien soit de plaisir absolu.

Du souffle de l'aurore à l'agonie du jour,
Chaque instant, sa vie était une émotion.
Dans le vaisseau du temps, le chant court
Elle répétait, le doux refrain, de sa chanson.


 Copyright © M. Pierron



vendredi 19 juillet 2013

LE MISERABLE



Le pas désespéré sur le pavé désert.
L'âme sèche de ses maux a hurler,
Il va, torturé dans l'obscure misère.
Briser sa lyre et ses rêves les écraser.

Pauvre, qu'il soit démuni de raison
La vie lui a supprimé son bonheur.
Et la rue est devenue sa maison.
Il souffre, mais jamais il ne pleure.

Errant dans l'épaisse vapeur de la nuit,
L'indifférence remplissant ses mains vides,
Il marche fidèle à l'ombre qui le suit,
Incertain, du destin la famine étant son guide.

Poussé par la détresse dans les bas-fonds
Chaque soir, lui offre pour s'endormir.
Un par-dessus usé et quelques cartons
Et l'abri d'un porche pour se couvrir. 


                                         M  PIERRON

Copyright © M. Pierron 


mardi 16 juillet 2013

LES AMANTS D'AUTREFOIS





 Allongés, sous le ciel azuré de juillet,
 L'été crachait, ses chaudes vapeurs,
 Nous étions, Aude et moi en secret,
 Dans les herbes hautes et les fleurs,
 Déshabillés, libres de tous nos effets.

Cet élan indescent, trahissait mon désir,
Quand Aude, le corps nu extravagant
Et l'haleine douce, essuyée de soupirs,
Déposait caressante, son sein brûlant,
Sur ma bouche, goulue de plaisir.

L'exquise émotion, moite, sur sa peau,
Excellait vive, d'une excitante ivresse
Et son odeur suintante, comme de l'eau,
Honorait, une fragrance délicatesse,
M’imprégnant, de sentiments nouveaux.

Le regard tendre, elle m'offrait ses yeux,
A cet instant, je lui donnais mon cœur.
Aude, jetait sa joue et sa lèvre en feu
Roulait silencieuse, outragée de douceur,
Dans l'avidité, d'un baiser langoureux.

Les genoux courbés, serrée contre moi,
Aude, débordait son charmant sourire.
Les mains pleines, d'amour et de joie,
Qu'il était bon ce temps, qu'on a vu fuir,
Usant nos cœurs, d'amants d'autrefois.


                                           M. PIERRON



samedi 13 juillet 2013

PREMIER AMOUR






 Le soupir du temps a caressé l'amour.
 Sur ses matins les premiers frissons
 Ont jeté le rêve tout au long du jour
 Flagellant son cœur de douces illusions.

 Chaste aux jeux de ces fins délices
 L'innocence va s'offrir entière.
 L'âme franche et le désir complice
 Jusqu'à savourer l'instant de mystère.

 Ainsi, outragée la lèvre exubérante 
 Va effleurer la bouche et l'embrasser.
 Dans la douceur vive et triomphante
 Et l'échange tendre d'un premier baiser.

  L'ingénue à ses plus humbles sentiments
  Va chevaucher le bonheur de plaisir.
  Et ce premier amour d'adolescent
  Ira se ranger, fidèle dans les souvenirs.


                                 M. PIERRON







mardi 9 juillet 2013

REGRETS


Les repentis, flagellent le vide de silence,
Quand la pensée jetée dans la mémoire,
Va s'enrouler autour de la conscience.
L'angoisse se soulève et suit le désespoir.

Un rêve étendu sur des sentiments parfois
Pris dans le berceau de la raison
Va dans l'amertume ou va dans la joie
Sur le sentier du temps, mûrir l'imagination.

Le front s'incline sur des jours disparus
Tel, un passage où la vie s'enfuit
Au regard tendre que l'on ne verra plus
A jamais et dont l'amour en fut le fruit.

Charme du passé impossible retour
En soirs d'ombres et matins d'éclats
Chaque souvenir fait son parcours
L'émotion se tord, le désir s'en va.

L'esprit tourmenté de vains pleurs
Geint le langage interdit de remords
Quand la nostalgie se vêt en bonheur
Le regret en chagrin subsiste encore.


                           M . PIERRON


lundi 1 juillet 2013

AVEUX SUBTILES



                        





Elle est belle, ô douce ! habillée d'amour.
J'eusse apprécié, l'impalpable vêtement, 
Quand son âme, éclaboussée de jour,
Met à nu l'intimité, de ses sentiments.

Vêtue de charme, d'un voile de plaisir,
 Le silence se partage en douceur.
Sur sa lèvre éprise l'agréable sourire
Verse l'infinie tendresse sur mon Coeur.

L’œil câlin en bleu azur et de joie
Invincible regard, aiguisé sur ma vue,
Sous sa paupière, offre et prend à la fois,
Le désir glorifié, par une chaude vertu.

Visage fragile, sous la blonde tresse,
Que l'aurore, sur ses cheveux attifés,
Pose en reflet, et la nuance caresse,
Les éclats, de sa délicate beauté.

Le front bas, posé sur ses genoux,
Ma pensée trébuche et ma voix subtile,
S'éxprime, dans un chapelet de mots doux,
Osant tiède haleine, sur mes aveux subtiles.


                                          M PIERRON

Copyright © M. Pierron 

                                

vendredi 14 juin 2013

MORSURE DU TEMPS



Le temps inévitable, s'est jeté sur moi.
Son pli, a creusé la ride, à mon front pâli.
Et sa griffe acérée, dont je suis la proie,
A juré, ses empreintes, sur mon anatomie.

Moisson de vie, en jours qui meurent.
Parce que les reflets, outrages du temps,
Giflent, chaque instant, de mes heures,
Le passé gémit, d'être enjambé du présent.

Le pressant me frappe, de minutes infidèles,
M'assomme, par ces coups de secondes.
Infinie, la durée silencieuse, me harcèle.
Je noie mes soupirs, au temps qui m'inonde.

Des moments engourdis, qui s'effacent,
Piétinants les ans, écrasants les jours.
L'orgueil du temps, marque ses traces
Et sa morsure amère et son fiel autour.

                          M PIERRON



Copyright © M. Pierron 

 

vendredi 31 mai 2013

ANNE




Nous étions alors, de grands enfants,
Anne sur mes regards, jetait ses yeux,
Sa joue inclinée, le front frémissant,
Glorifiait son rêve, doux et silencieux,
Quand ma lèvre, le baiser gourmand,
Sur sa peau, s'effleurait langoureux.

Anne excellait, par sa beauté fragile,
Dans mes bras, elle aimait se blottir,
En ces instants, de bonheur fertile,
Appuyant, comme pour s'endormir,
A mon torse nu, son visage juvénile,
Elle échappait, un délicieux soupir. 

Enfourchant, le secret de nos émois,
Les cœurs serrés, à ne plus se défaire,
Elle offrait, bien plus fort contre moi,
L'effluve consécutif, de sa chair.
Son cortège d'arôme, abreuvé de joie,
Usait mon désir, de réel et d'imaginaire.

Son reflet de caprices, sur nos heures,
Léchait de plaisir, mon âme en fusion.
Anne spéculait, ses assauts séducteurs,
En regain sublime, d'une infinie liaison,
Et notre philosophie, enlacée de douceur,
Mûrissait le fruit de notre passion.

                                               M PIERRON

                                                        

mardi 14 mai 2013

ESQUISSE SECRETE






Sous mon regard, comme resplendit,
Éclaboussée de sa svelte jeunesse,
Les jambes nues et la robe fleurie,
De formes ténues d'une délicatesse,
Elle est venue, le féminin embellit.
Asseoir sur un banc ses jolies fesses.

Au jardin, embaumé par les fleurs
Je laisse vivre mes émotions.
Jusqu'à jubiler d'un œil inquisiteur
Ses dessous pénètrant et profonds.
Quand sa cuisse béante libérée de pudeur
Laisse plonger ma vue sous son jupon.

Ainsi, généreuse sa fragile intimité
Dissimule l'expression de son plaisir.
De visé, sa jambe fine s'est écartée
M'invitant succulente à découvrir
L'instant suprême de sa divinité
Sous l'impertinence de son désir. 

Assis de face sur le petit banc de bois
Ô combien l'acmé expose aguichant.
Mes yeux sont concentrés à la fois.
Sur son bas profil et son chemisier blanc
Où l'impudeur délivre dessous la soie
La pointe tendue de ses seins opulents.

La douce demoiselle exprime sa vertu.
M'offrant en silence sa beauté ravageuse.
Lorsque nos regards croisés, ce sont tu.
Un sourire a fleuri ses lèvres pulpeuses.
Puis s'est levé et comme elle est venue
S'est éloignée le pas lent la hanche houleuse.

                                           M PIERRON





                                             

vendredi 3 mai 2013

LA SAINTE DE LA PATRIE





L'ordre céleste une voix en appel
A quitter Vosges ses terres natales
Et mener dans les combats mortels
Des troupes, vaillantes, triomphales.

Roturière juste issue de l'adolescence
Que le choix éternel d'être l'élue
Dirigée pour repousser de France
L'arme émergente et vaincre l'intrus.

L'héroïne sous sa cuirasse d'acier
Le bras fécond le glaive menaçant
En geste, chevauchant son destrier
Va exceller aux port d'Orléans.

La gloire dans les plis tricolores
Ses franges tachées et sanglantes
Laissant sur les champs des morts
L'odeur âpre de vies mourantes.

Jeanne humble la tendre guerrière
Combattant sur des coups de victoires
Va glorifier la France prisonnière.
Dans la liberté et son roi au pouvoir.

Suppliciée par l'obscure trahison
L'innocente accusée d'hérésie
Par les chaînes retenues en prison
D'être condamnée et lui brûler sa vie.

Douce Jeanne seule et abandonnée
Et la flamme régalée de son corps
Jésus sur la lèvre à son appel exaucé.
La souffrance au bûcher et la mort.

                A  Jeanne  D'Arc   1412 -  1431



                               M PIERRON

Copyright © M. Pierron